Un loft à Paris par Colboc Franzen et Associés

Cette ancienne imprimerie, située dans le 10e arrondissement de Paris, a été totalement réaménagée par l’agence Colboc Franzen et Associés. Un travail impressionnant sur l’apport de lumière naturelle et la reconversion d’un espace “industriel”.

Le projet :

Destiné à une famille et ses quatre enfants, cet espace est à l’origine une imprimerie située en cœur d’îlot, composée de plusieurs niveaux: 72 m² situés au rez-de-chaussée et ne bénéficiant pas de lumière naturelle, et 216 m² au premier étage éclairés par le toit.

L’une des contraintes de ce projet était de réussir à apporter de la lumière naturelle en profondeur, ainsi qu’une sensation d’espace, l’appartement ne bénéficiant pas de vue sur l’extérieur.

Pour ce faire, le concept de l’agence est d’imaginer un immense patio apportant de la lumière aux étages, mais créant aussi des “vues” entre les espaces, repoussant toute sensation d’enfermement.

Au niveau esthétique, cela se traduit par un impressionnant mur alliant bois et vitres sur les différents étages. Cet “objet” traversant le loft lui confère une certaine unité formelle et permet de relier les différentes pièces entre elles.

Voici ce qu’ajoutent les architectes :
“Cette nouvelle construction est une véritable maison dans la maison. C’est un amoncellement de grandes fenêtres épaisses en pin, dont les nus de vitrages, le traitement des verres, les proportions variées et les ouvertures basculantes, pivotantes ou à frappe, permettent de multiples aménagements: rangements, bibliothèque, bureau ou simple fenêtre. Les vitres reflètent le soleil capté par la verrière et l’amène au pied du jardin d’hiver.”

Benjamin Colboc est diplômé de l’école d’architecture de Paris Belleville, et Manuela Franzen de l’Université technique de Hanovre. Ils ont été lauréats de Nouveaux Albums de la jeune architecture en 2004-2006.

Photos © Cécile Septet

(via reflexdeco et Colboc Franzen et Associés).

Ce que l’on a aimé :

Comme souvent dans un projet de design d’espace, l’idée de départ vient d’une contrainte: comment apporter de la lumière naturelle aux différents étages.

Et comme souvent aussi, une réponse globale permet une multitude de “petits aménagements”.

L’unité formelle apportée par l’objet créé par l’agence (le grand mur) ne rime par ailleurs par avec monotonie: selon les pièces où l’on se trouve, comme le montrent les photos, cette grande cloison est perçue différemment.

Les idées à reprendre :

  • Une forme unique qui répond à plusieurs problématiques.
  • L’“exagération” formelle (avez-vous vu ce nombre de “fenêtres”: il parait presque trop important. Et pourtant, c’est lui qui confère cette identité si particulière au projet).

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Des idées, des remarques, des commentaires… N’hésitez à pas à nous en faire part ci-dessous!

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4 commentaires

  1. Evidemment, penser à « faire vivre » les angles, ça change tout ! On a trop tendance à considérer chaque mur comme un cadre. Déborder allègrement, créer des ouvertures dans des coins sombres, attirer l’oeil vers des angles dits morts, ça donne instantanément du caractère à une pièce.

    Les fenêtres regroupées, aux proportions disparates, viennent casser le côté un peu « plat » de l’ensemble. Ouvertes, battants pivotants, elles modifient aussi les volumes, non ? Il me semble que cela fait instantanément vivre le lieu, un peu comme un mobile, une installation d’art. Me likey!

  2. Eh oui, la lumière dans les angles morts, et la vie revient. Ici, l’épaisseur des menuiseries rappelle constamment, à chaque traverse, chaque montant, que le mur est toujours là, présence et absence mêlées. Et si ces menuiseries fonctionnent comme des fenêtres, elles n’en sont pas vraiment, n’ouvrant à proprement parler sur aucun autre espace que celui du loft lui-même, et on peine à trouver une définition générique à ces propositions. En revanche, on pourrait s’épuiser à tenter de les décrire. Relevons seulement qu’on peut aussi y voir une réminiscence sinon une citation du pan de verre des appartements de la Cité Radieuse, ou une extrapolation ouverte et vide d’un Mondrian, voire un Mondrian in progress.
    Ludivine, tu obtiendras la réponse à ta question en cliquant sur le nom d’Elodie, mais, bon, perso, je dirais: oui.
    Merci, Boss.

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